Les réunions : un frein pour les projets d’habitats participatifs ?

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À l’occasion de la Journée festive de l’habitat participatif au château de la Madeleine, Daniel Jaunas, Président du conseil d’orientation et de surveillance du CAHPIDF), est revenu lors de sa conférence sur les difficultés qui peuvent exister dans la gestion des projets. La question des réunions inter-participants a été soulevée lors de cette rencontre :

« Quand on s’engage dans un projet participatif, cela peut engendrer beaucoup de réunions.  N’est-ce pas usant ? »

Comme le confirme Daniel Jaunas, il est vrai que plus le nombre de réunion est important dans la durée et plus la motivation et l’engagement des participants sont mises à l’épreuve.

Une personne en habitat participatif depuis 1978 témoigne que son groupe de six familles a préféré choisir un autre mode de fonctionnement. À force de voir des groupes se dissoudre sous le poids des réunions mensuelles et autre rendez-vous réguliers. Ils ont décidé de faire une réunion statutaire une fois par an.

Et le reste du temps, chacun pouvait rencontrer l’autre de façon informelle au fil des opportunités de rencontres naturelles et spontanées (déjeuners, dîners, goûters dans un lieu prédéfini par exemple).

L’idée est de ne pas se créer plus de contraintes qu’il n’en existent déjà. Car, comme elle le dit justement :

« si on sort du système classique de l’habitat, ce n’est pas pour avoir des contraintes supplémentaires. »

Cette manière de fonctionner est pour elle un succès : « Faire confiance à la volonté de chacun ».

C’est une bonne chose de ne pas abuser des réunions. Pour Daniel Jaunas, il faut faire attention à ce défaut de vouloir tout faire, tout décider, en gros de vouloir tout maîtriser. Il faut aussi admettre que dans un groupe, les autres ont aussi besoin de faire ce dont il ont envie de faire. À condition évidemment qu’ils n’empêchent pas les autre de faire ce que eux aussi ont envie de faire.

Pour pouvoir y arriver : « il vaut mieux regarder ce que fait chacun de ses voisins avec empathie plutôt que de se dire qu’il devrait demander l’autorisation au cas où certains ne serait pas d’accord. »

daniel-jaunas-cahp-idf-conference

Propos recueillis à l’occasion de la « Journée festive de l’habitat participatif » par CAHP-IdF le 14/05/2017.

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